RENT.

octobre 22, 2009 - Leave a Response

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Mika vient de sortir son dernier album, mieux que le premier. Encore plus gai je trouve, encore plus « comédie musicale ». Mais dans le bon sens du terme, quelque chose que nous ne connaitrons jamais en France, une vraie comédie musicale.

Un truc qui ne se passe qu’à Broadway. Mika l’explique d‘ailleurs très bien dans ses interviews, lorsqu’il écrit ses chansons, il imagine des personnages, il écrit comme s’il écrivait une comédie musicale pour Broadway, résultat : ça marche. Ça enmène.

Cet album me fait un peu penser à RENT, une comédie musicale qui tourne aux USA depuis plus de 10 ans je pense. Un truc assez incroyable écrit par Jonathan Larson, un jeune compositeur mort à 35 ans. Une des chansons les plus connues « Seasons of Love » était chantée par la troupe avec Stevie Wonder, tout simplement.

Ça parle du SIDA, des années 80, de NY, bref des vrais sujets quoi. Le genre de sujets qu’on n’aborde pas dans une comédie musicale chorégraphiée par Kamel Ouali. Non. Là, on parle d’amouuur, et comme c’est pas facile, oh la la, la vie quand même. Fiou.

Bref.

Extrait du film adapté de la pièce, beaucoup moins bien mais bon ça vous donne une petite idée.

J.

Tenir.

octobre 21, 2009 - Leave a Response

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Éteindre la lumière. Remonter la couette. Se coller à l’autre.

Position chien de fusil, derrière, toujours. Tenir. Comme dans la vie, ne rien laisser faire, tenir.

Se demander pourquoi je ne sais pas, m’endormir le ventre vide, contre rien, le ventre seul. Comme je suis obligé de mettre un oreiller, la couette roulée, quelque chose.

Il faut tenir, même pendant la nuit, serrer même un peu.

Par peur surement. Que les choses dérapent si je ne tiens pas, que ça glisse.  C’est tellement vite arrivé.

Qu’elle se fasse la malle, dès que j’aurai le dos tourné, les yeux endormis. Qu’elle me laisse le ventre vide, plus rien à bouffer.

Alors je tiens la nuit comme ça et puis le jour, je tiens avec les mots, envoyés, crachés, peu importe, pourvu qu’il y ait un retour.

Eteindre la lumière. Remonter la couette. Pourvu que je ne glisse pas.

J.

Les décisions minuscules.

octobre 21, 2009 - Leave a Response

OUI

Tu n’as jamais bien su faire, t’es pas très douée pour ça.

C’est toujours la terreur, la panique et l’effroi. Un abîme de peur un vertige de choix.

Et si le poulet ce midi était meilleur que le bœuf ?

Les rayonnages de yaourts t’aspirent en perplexité, contemplation vide, impuissante à décider.

Et si Julien te quitte après que tu as laissé René ?

La preuve que tu ne sais pas faire, c’est que le plat des autres à la pause de midi est toujours meilleur que le tien. Alors tu chipotes et tu souris de traviole quand on te dit « t’as pas faim ? ». Tu picores dans l’assiette de celui d’en face, qui te prend en pitié.

Et si d’un coup te vient une lubie de grande déclaration, ferme et définitive, sans appel, éclairée de l’absolue limpidité d’une évidence, vérité irrévocable, à tout jamais, sans retour possible et sans regret…

Tu changes d’avis le lendemain.

Tu n’y peux rien, tu n’as jamais su faire. Il manque un plug-in dans ton programme, un truc mal formaté.

C’est pas faute d’essayer, tous les jours tu t’entraînes. Chaque matin tu prends une série de décisions minuscules, à tenir pendant la journée.

Aujourd’hui par exemple :

Une brioche, au lieu d’un pain au chocolat.

Faire changer la serrure qui coince et

la fermeture éclair du jean bleu serré.

Réparer la fenêtre.

Ne pas dire merci quand on te laisse passer.

Ne pas répondre tout de suite, laisser un ou deux jours passer,

quand tu n’es pas bien sûre, si oui ou non tu veux.

aller dîner.

boire un verre.

baiser.

Apporter les bottes rouges chez le cordonnier.

Sourire au ciel le nez en l’air en marchant dans Paris

Mais pas quand on te hèle « mademoiselle » pour t’offrir un café

Ne pas dire « enchantée » quand tu veux crier « ta gueule »,

Ne pas répondre quand on te dit « ma belle », « ma biche » ou « mon petit »

Ne plus dire « pardon » quand on te marche sur le pied.

Ne pas te jeter du sixième,

pas aujourd’hui.

W.D.

Les dents de lait.

octobre 8, 2009 - One Response

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J’ai fait mes petits tas avec la balayette

Trente-cinq petits tas

Et j’ai éternué.

Autour de moi

tout s’est mélangé

ça fait éternuer mon chat

elle est collante cette bête.

J’ai refait mes petits tas

Trente-cinq balais

Trente-cinq balais qui s’envolent

A toute berzingue à toute pompe

Ça fait craindre le vide le silence le blanc

On croise les doigts on touche du bois

On prend des médocs pour se calmer

Pour attendre tranquillement sans trop s’énerver

On l’attend en regardant sa montre

En attendant

On se fait de l’argent

On se paye des weekends

Des voyages

Des expéditions à l’autre bout

Du monde de la planète de l’âge

On cherche une réponse

On cherche des frissons

Ceux qui vous donnent le change

En attendant

On voudrait créer des choses, des gens

Des mioches, une famille

A soit

Une famille plus grande que mon chat et moi

Une famille qui bouffe avec les doigts

Les premiers temps

Une famille à qui on dit non il n’y a pas de loups

Sous le lit, dans l’armoire

Ni dans la rue, ni dehors ni dedans ni dans le noir

Oui le père Noël viendra

Oui tu grandiras avec la soupe, les petits pois

Oui tu pousseras comme les grands

Oui on ira au parc, au bac à sable

Tu feras du manège, dans le camion de pompier tout court

Et j’en aurais mal au cœur à compter les tours

A réciter les contes les histoires les fables

De Blanche-neige et ses poulains

De la fée carabosse, du méchant machin

A ramasser les pompes de Cendrillon

Je te dirai comment la princesse a libéré son prince

Du terrible dragon

Je te raconterai comment la Belle aux bois dormants

S’est levée comme une grande un beau matin

Et s’est achetée un Balenciaga pour fêter l’évènement

Je te mettrai les bottes de sept lieus pour que tu ailles voir

L’aube se lever dans sa tenue du soir

Je t’habillerai en Zorro si tu veux sauver ta peau

Je t’habillerai en chaperon rouge si tu veux te foutre la trouille

Je te donnerai une baguette magique si tu as besoin de couilles

Je te filerai de la salade pour tes poupées, ta tortue d’eau

Je te donnerai les yeux du hibou si tu veux marcher la nuit

tu rateras la queue du mickey

Mais peut-être pas la prochaine fois

je voudrais tes pattes autour de mon cou

Pour t’aider à voir au-dessus de la foule

Le défilé  la mer la houle les grenouilles

Les clowns

Tu feras ton gâteau aux yaourts à côté du saladier

Tu planqueras tes légos, tes play-mobiles sous ton pieu

Tu feras une marque de tes mains dans le cendrier

En terre

Le collier de nouille, le pot de crayon en alu hideux

Tu me l’offriras sûrement à la fête des mères

Tu colleras des crêpes au plafond qu’on vient de refaire

Tu dessineras sur les murs du salon et je gueulerai par tradition

Tu couras dans tes après-skis sans mettre ton pantalon

Tu me fatigueras plein de fois, tu tireras sur ma manche

Pour rentrer vite on va rater le dessin animé à la con

Tu m’énerveras souvent, tu m’inquièteras tout le temps

mais

C’est toi que j’attends

toi que je ne sais pas faire

Pas faire facilement

Pas faire sans se faire aimer avant

Dire que tu ne viendras que si on me tient

On me serre on me sourit et me soutient

J’aimerais te faire avec mes mains

J’aimerais te faire en fermant les yeux

J’aimerais te faire sans avoir peur du loup

Sous le lit, dans l’armoire

Ni dans la rue ni dehors ni dedans ni dans le noir.

Je crois encore au Père Noël

Parfois.

Croquette.

Il était une fois.

octobre 8, 2009 - Leave a Response

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Il était une fois une petite fille qui vivait. Respirait. Riait beaucoup, parfois pleurait.

Elle vivait dans un joli village, un de ceux sans embouteillage

Un village aux cents toits autour d’un joli  petit clocher, le village qu’on scotche sur le mur des toilettes.

Un jour, sur le chemin de l’atelier de couture, celui qu’elle prenait tous les matins et tous les soirs,

Elle croisa une jolie p’tite gueule d’amour, le genre à lui causer des histoires

Elle senti un coup dans son cœur, légère raclée dans la coronaire

En cas de problème, il ne suffirait pas d’un apothicaire.

Elle continua son chemin, histoire ne pas arriver à la bourre à la couture.

Elle s’assit sur son tabouret, et commença à broder.

Elle brodait des fleurs sur des tissus en coton.

Il fallait que dans les yeux, ça sente bon.

C’était ça son métier.

Tandis qu’elle se concentrait pour broder, elle sentait son cœur gigoter.

Elle attendait avec impatience la fin de cette journée, elle voulait faire le chemin inverse pour le rencontrer.

Parce que les histoires sont souvent plus jolies que la vie,

Elle tomba nez à nez avec lui.

Elle luit dit que toute la journée

Du premier au dernier rosier

Elle n’avait pensé qu’à sa petite gueule d’affranchi.

Il lui dit qui lui était plombier

Sa spécialité c’était les éviers

Et que toute sa journée

Du premier au dernier tuyau bouché

Il n’avait pensé qu’à sa petite gueule sucrée.

Il lui a attrapé la bouche, trop vite pour qu’elle ait le temps de dire, de toutes façons, elle allait rien dire du tout.

En laissant trainer ses mains, elle senti des seins. Un plombier avec un soutien ?

Petite visite dans le slip kangourou. Voilà, c’est bien ce qu’elle pensait. Pas de loup.

Bon, ce n’était pas vraiment prévu, mais bon, après tout, sa petite gueule de frappe la fera bien changer de cap.

J.

Apprendre à Voler.

octobre 7, 2009 - Leave a Response

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J’avais très envie d’essayer, depuis longtemps, voler. Je suis allé voir une entreprise spécialisée dont j’avais lu la documentation, ça avait l’air très bien.

On m’a donc appris à voler. On m’a mis sur le dos un paquet dingue de robots, de moteurs et d’ailes en tout genre.

On m’a propulsé dans les airs avec un gigantesque canon à petit garçon, on m’a dit qu’en haut je serai un homme.

Une fois en haut, avec toutes ces machines sur mon dos pas assez musclé, j’ai regardé. C’est vrai que c’est la classe de voler.

Enfin, une fois fini de grimper, élan terminé, je me suis cassé la gueule.

En me regardant tomber, je me disais qu’au lieu de payer cette société qui vous fait croire qu’elle vous fait voler, en vous chargeant de machines toutes plus étranges les unes que les autres, j’aurais du apprendre à vraiment le faire, tout seul, dans mon arbre.

Note pour plus tard : apprendre à voler.

J.

Le Dragueur.

octobre 7, 2009 - Leave a Response

ROSE

Une double vodka aura raison de sa rhétorique.

Pétasse. Elle croit quoi.

Avec ses chaussures rouges et son sac à main.

Assorti aux lèvres, assorti aux mains. Les ongles, le vernis. Rouge évidemment, aussi.

Impeccable. Même pas décoiffée.

Quatrième vodka. J’aurais pas dû l’inviter. Ça va me coûter cher cette histoire.

Et je suis même pas sûr de la ramener.

La rose rouge du vendeur irait bien avec le reste, mais je peux pas.

Elle penserait que je suis un dragueur.

Pas assez classe.

C’est drôle quand elle plisse les yeux ça fait des meurtrières. Deux fentes lumineuses sur un iris trop clair.

Ça fait presque mal.

Mais je peux pas lui dire, elle penserait que je suis un poète.

Pas assez viril, les poètes. Ça regarde les étoiles, ça ne baise pas assez.

Sixième vodka.

Elle enquille sacrément, la petite. Et n’arrête pas de parler.

Tant mieux.

Moi ma langue se fait pâteuse et ma bouche n’obéit plus aux mots.

J’ai jamais bien tenu l’alcool.

Faire comme si, faire semblant. La tête posée sur la main reposant sur le bras posé sur le coude pointu reposant sur la table posée sur un pied unique en fer forgé cylindrique au pied duquel il y a son pied à elle dans un escarpin rouge pointu, talon aiguisé.

Je regarde son pied.

Qui me brûle les rétines,

depuis une heure qu’on est attablés.

Ne pas fermer les yeux, ça me ferait dodeliner de la tête, du bras, du coude et l’édifice s’écroulerait sur la table.

Elle penserait que je suis un château de cartes.

Un petit buveur.

Moi, je suis juste amoureux.

W.D.

Blind Date.

octobre 7, 2009 - Leave a Response

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Elle m’a demandé si j’avais des fantasmes

Je lui ai dit : non ça j’en ai pas

Elle m’a demandé où j’aimerais passer ma lune de miel

si lune il y a

Je lui ai dit : alors ça je ne vois pas

Elle m’a demandé de quoi je rêvais

Je lui ai dit d’une terrasse sans hésiter

Elle m’a demandé ce que je prenais

Je lui ai dis : un perrier rondelle direct

Elle m’a demandé si j’étais ascète

Je lui ai dit : non je vis seule

Elle m’a demandé si fumer me gênait

Je lui ai dit : allez-y ce n’est pas mes poumons

Elle m’a demandé si j’étais passionnée

Je lui ai dit : oui comme tous les scorpions

Elle m’a demandé si j’étais chaude comme la braise

Je lui ai dit : oui mais frileuse comme tous les phosphoriques

Elle m’a demandé ce que c’est un phosphorique

Je lui ai dit c’est une catégorie de gens assez grands avec les jambes en x

Elle m’a demandé d’où je tenais cette définition

Je lui ai dit : de mon homéopathe il a une thèse

Elle m’a demandé si j’allais bien

Je lui ai dit : mon homéopathe est content

Elle m’a demandé si partir sur un coup de tête était tentant

Je lui ai dit : si vous voulez mais faut faire gaffe au métro

Elle m’a demandé si j’aimais voyager

Je lui ai dit : oui tant que j’ai mon filtre à eau

Elle m’a demandé ce que je faisais dans la vie

Je lui ai dit : je fais dans le trou sinon il faut rebosser

Elle m’a demandé si j’aimais dominer

Je lui ai dit : oui je crois si ça ne dérange pas

Elle m’a demandé si j’aimais rire

Je lui ai dit : oui beaucoup quand ça m’arrange

Elle m’a demandé si j’aimais parfois être animal

Je lui ai dit : j’ai un chat, il a l’air de se faire chier

Elle m’a demandé si j’aimais être enlacée

Je lui ai dit : oui sauf dans mon espace vital

Elle m’a demandé quel était le truc le plus fou que j’avais fait

Je lui ai dit : acheter mon appartement

Elle m’a demandé si j’avais des projets de vie

Je lui ai dit : changer d’appartement

Elle m’a demandé si j’étais prête à aimer

Je lui ai dit : je suis prête à mes heures creuses

Elle m’a demandé si j’avais déjà été amoureuse

Je lui ai dit : je n’ai pas compris la question

Elle m’a demandé si j’étais souvent sur internet

Je lui ai dit : oui je mate les autres opinions

Elle m’a demandé si je faisais beaucoup de rencontres

Je lui ai dit : pas mal pas trop pas du tout

Elle m’a demandé où étaient les toilettes

Je lui ai dit : au fond du couloir la porte du bout

Elle est partie aux toilettes

Elle a du tomber dans la cuvette avec l’eau de la chasse d’eau

Parce que je ne l’ai jamais vue revenir

Je regardais son café qui refroidissait

J’ai mis mes mains autour pour le maintenir

J’ai attendu une heure puis 2 jours puis 3 mois

Moi et le café sous mon pull et mon foulard en soie

Je me suis fait du mouron j’ai lancé un appel

Auprès de la compagnie des égouts

Mais non ils n’ont pas trouvé de mèches ondulées

A part les rats , il n’y a pas de femelles

Dans les sous-sols du boulevard Davoud

J’ai gardé la tasse de café.

Dans un an et un jour elle sera à moi.

Croquette.

Si j’ai un peu de chance :

octobre 2, 2009 - Leave a Response

racines

Si j’ai un peu de chance

L’autruche passera par là

Si j’ai un peu de chance

Elle fourrera son nez son bec

Dans la motte de terre, dans le tas

Si j’ai un peu de chance,

j’aurai la graine sortie

J’aurai le bout dressé en l’air

Si j’ai un peu de chance

L’autruche me gobera

D’un coup bref d’un coup sec

Si j’ai un peu de chance

je glisserai le long de son gosier

de sa tranchée de ses kilomètres

d’ intestins , de ses acides de ses sucs

du grand bain

si j’ai un peu de chance

je serai fécondée tout près du rein

si j’ai un peu de chance

je ressortirai la tête la première

dans une motte de terre

si j’ai un peu de chance

il pleuvra

des cordes

il pleuvra

des rayons ultra-violets

si j’ai un peu de chance

la terre sera chaude

si j’ai un peu de chance

des petites pattes me pousseront

sous les pieds

si j’ai un peu de chance

je prendrai racine

comme un oignon bien rangé

si j’ai un peu de chance

je m’élancerai

vers le haut

si j’ai un peu de chance

je deviendrai

une tige, une feuille

un bourgeon

si j’ai un peu de chance

l’hiver ne sera pas froid

si j’ai un peu de chance

les pucerons ne m’aimeront pas

si j’ai un peu de chance

je m’ouvrirai

si j’ai un peu de chance

je m’ouvrirai encore

si j’ai un peu de chance

mes pétales seront carmin

si j’ai un peu de chance

je l’attirerai

la dame aux ongles peints

si j’ai un peu de chance

je serai coupée

sur la table du salon

si j’ai un peu de chance

je serai plantée

dans le vase du salon

si j’ai un peu de chance

on regardera la télé ensemble

la dame et moi et ses doigts

si j’ai un peu de chance

on suivra les jeux ensemble

si j’ai un peu de chance

je ne me fanerai

qu’à la fin

de Tournez manège

ou de Questions pour un champion.

Croquette

Police !

octobre 2, 2009 - Leave a Response

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Dimanche matin, brocante. Ma pote tient un stand, alors, hop 7’ du’, on décharde la Clio blindée comme si on retournait au bled.

C’est long de tout décharger, on fait comme tout le monde, on met la bagnole en double file et on s’active.

La volaille est pas loin, il y a du PV qui chauffe. Dont une. Casquette trop serré sur les oreilles, uniforme trop petit au cul. Elle nous prévient qu’il ne faut pas rester là, qu’elle sera obligée de nous mettre un PV si on reste, bref. On fait vite, on se bouge.

Je le regarde. Elle a environ 15 kilos de trop, elle a un flingue, ce n’est pas une pervenche, non c’est une flic. Je me dis qu’elle a raison de s’occuper de la circulation parce que je ne compterai pas sur elle pour courir après un mec qui nous aurait voler quelque chose.

Je me demande et je vous le demande par la même occasion, ce ne serait pas mieux des flics capables de courir ?

J.