J’ai attrapé un coup de soleil ou un coup de lune.

Mona Lisa n’est pas une Américaine des années 50 comme les autres.

Mona Lisa a les cheveux roux qu’elle porte jusqu’aux reins, longs comme un drapeau. Mona Lisa a son drapeau, sa terre qui commence là où la morale des autres s’arrête. Mona Lisa est una domina végétarienne qui attache sans s’attacher, les hommes baby SM, les soumis du vendredi soir, les politiciens qui veulent en débattre à plat ventre.

Mona Lisa conçoit des scénarios de 2 à 48h le talon haut, la gaine serrée, dépasse de très haut les limites de l’amour bourgeois et passe la douane en sonnant. Mona Lisa s’amuse. Les autres jours de la semaine, Mona Lisa donne du temps et de l’attention aux enfants handicapés. Décidément Mona Lisa fait du bien et s’équilibre selon un style pas très orthodoxe mais certainement humain.

Mona Lisa regarde le monde bien droit dans les yeux et ne voit pas la même chose que le reste du monde. Mona Lisa repère aussi d’autres hommes, ceux qui mettent les doigts dans le cambouis, avec sous la peau un reste d’ADN de femme. Mona Lisa repère ces hommes qui sont nés filles et seulement de ces hommes-là, elle tombe amoureuse et s’émeut. Mona Lisa m’explique qu’il y a parfois sous l’épiderme d’autres couches d’êtres humains, les butchs les trans les greasers.

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Mona Lisa dit dans son accent chantant qu’elle voit l’intérieur de la lune et ça, je veux bien le croire. Encore un petit coup de fouet ce soir, à coup de phrases tranquilles sorties tout droit d’une bouche en cœur qui ne boit pas, qui ne fume pas mais qui domine ses pas. Mona Lisa est sortie du musée parce que la culture prend forme ici dans la rue, dans un parc, dans la peau des autres.

C’est tout un art l’amour, oui madame. Et même dans Télérama ils n’en parlent pas.

Croquette.

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