Je te laisserai plus entrer Gustav.
Je te laisserai plus
me filer la mesure de mes émois.
Je te laisserai plus laisser trainer tes cordes dans mes avant-bras.
Je pourrais dire que je me suis couchée
de tout mon long
bien à plat
sur tes noires, tes kilomètres de phrases.
J’ai fait ma peau de phoque sur la banquise
j’ai fondu je me suis laissée prendre
par le froid.
J’ai fait le bigorneau chez la voisine.
Je me suis tue.
J’ai respiré tant que j’ai pu
ce que tu faisais
tourner dans mon pavillon.
Je te laisserai plus rentrer Gustav.
Tu fais sortir de moi des bras
Qui me poussent partout sur le corps.
Tu me fais bander Gustav.
Et ça, faut pas.
Faut pas baiser ma tristesse
sans mettre les doigts Gustav.
Mais comment tu fais bordel?
Comment tu fais toi l’impuissant
comment tu fais pour pondre
un monde qu’on ne voit pas ?
Comment tu fais pour que l’air passe
entre mes poumons?
Comment tu fais l’animal
pour me faire rater mes pâtes au saumon?
C’est la dernière fois,
Gustav,
Cette fois-ci la der des ders
que je t’écoute avant de passer à table.
Croquette.

et ben faut que j’écoute Gustav ça a l’air grav